C’est vrai que l’une des principales conférences autour de la télévision aux Etats-Unis a perdu avec les années certaines de ses couleurs. Celles que quelques-uns d’entre nous ont connu à Las Vegas ou La Nouvelle Orléans, à l’époque où la syndication dictait sa loi en l’Amérique du Nord et entraînait les sociétés exposantes dans une course folle aux stands pharaoniques.

Sous une autre forme aujourd’hui, la conférence et le marché conservent bien des attraits sous la lumière de Miami, répartis entre les tours de l’hôtel Fontainebleau, de l’Eden-Roc et le « floor » où le grand stand de TV France jouxte celui de nos amis Chinois, Britanniques ou Espagnols.

Une vingtaine de sociétés membres de notre association avait fait le déplacement pour venir à la rencontre d’acheteurs latino-américains et nord-américains. Et le stand a connu une saine activité. Si elle paraissait à un moment ou à un autre s’essouffler ou ralentir, elle repartait très vite et l’on voyait alors de nouveaux rendez-vous s’organiser.

De l’avis général – et nous avons questionné, en compagnie de Gary Mitchell le directeur Europe du Natpe, quelques-uns de nos adhérents présents, le marché continue de se révéler porteur et prometteur. Aucun ne remettait en cause sa présence.

Jean-Pierre Bommel, le nouveau président du Natpe que nous avons rencontré s’est engagé, concurrence oblige, à trouver des relais, pour maintenir et raffermir tout au long de l’année les liens avec ses membres notamment européens restés fidèles à la manifestation. Il pourrait aussi nous fournir des outils pour aider nos exportateurs à mieux préparer ce déplacement. Nous devons en reparler.

C’était le souhait aussi de Patrice Courtaban (directeur de TV5Monde – USA) qui siège au board du Natpe, venu nous voir dans ce même esprit.

Nous avons fait parvenir un questionnaire à tous nos membres présents à Miami pour avancer sur cette piste et allons faire en sorte que le Natpe nous aide à mieux préparer le déplacement l’an prochain.

L’Amérique latine ou les Etats-Unis de par la taille de leurs marchés sont très importants pour nous ; pour autant ils ne sont pas d’accès facile et tous les moyens pour bien les appréhender doivent être mobilisés.