Les séries ont-elles un avenir à la Berlinale ?

A l’issue de la troisième édition des Drama Series Days, la question reste ouverte. La Berlinale ne manque certes pas d’atouts : présence de nombreux acheteurs pertinents et qualité – cette année – des salles de projection spacieuses, confortables et modernes.

En revanche, les acheteurs ont semblé moins sensibles à la sélection des séries présentées, certaines ayant déjà été vues lors d’autres festivals. Et le choix d’un nouveau lieu, le Zoo Palast, s’est révélé totalement contre-productif. Excentré par rapport au marché du cinéma, peu accueillant (aucune possibilité d’y faire des rendez-vous) le Zoo Palast n’a pas servi de point d’ancrage de la manifestation qui en manque cruellement, et a contraint les participants à faire leurs rendez-vous dans un café voisin ou plus souvent dans les hôtels du centre-ville, générant perte de temps et rendez-vous manqués.

Les sociétés françaises qui avaient une actualité particulière semblent néanmoins très satisfaites des retombées de leurs opérations et des acheteurs qu’elles ont ainsi pu toucher (sentiment d’ailleurs partagé par les distributeurs de documentaires) :

– AB International Distribution avec la projection de Zone Blanche, en présence de l’auteur et du producteur

– Lagardère Studios Distribution, avec la projection de Transferts

– Doc & Film International, qui a organisé un petit-déjeuner autour de Bruno Dumont pour annoncer Coincoin et les Z’inhumains (saison 2 du P’tit Quinquin)

Bien que Berlin permette malgré tout de tenir quelques rendez-vous importants, il reste à voir si le sentiment d’insatisfaction largement partagé aura un impact sur la participation l’an prochain. Car les attentes des professionnels augmentent à mesure que la concurrence s’intensifie entre les opérations dédiées à la série.