Un nouveau miptv s’achève sur un sentiment partagé. Les deux marchés étant devenus similaires, la comparaison avec le mipcom est aussi inévitable que défavorable à l’édition du printemps. Les emplacements inoccupés, notamment au sous-sol du Palais, sont toujours plus nombreux  -TV France en a fait les frais cette année avec des aires de détente dans le prolongement de son stand, qui n’apportent aucun passage. Et les allées semblent toujours plus clairsemées.

S’ils notent de nombreuses absences d’acheteurs habituels, les distributeurs  s’accordent néanmoins à reconnaître que leur planning est chargé et que les rendez-vous sont généralement constructifs. Comme si la baisse de participation touchait plus les visiteurs les moins intéressants par rapport à la vente de programmes que les acheteurs eux-mêmes.

Pour ce marché, où le poids de l’Europe est proportionnellement beaucoup plus fort qu’au mipcom, on ne peut s’empêcher de rêver d’une formule plus ramassée et moins coûteuse évidemment, qui lui redonne un élan et procure un sentiment de dynamisme.

Le nouveau festival des séries, y contribuera-t-il ? Cannes Séries a été lancé très officiellement par le Maire de Cannes, en compagnie de l’équipe (Fleur Pellerin et Benoît Louvet), de Reed Midem et de Canal + qui a annoncé un soutien exclusif à cette opération. Sa première édition aura lieu en avril 2018. Il est peu de dire que nos interlocuteurs étrangers s’interrogent sur la multiplication des annonces et événements dans un contexte de baisse généralisée des frais de déplacements et de sollicitations toujours plus nombreuses. La projection d’un épisode de la saison 6 d’Engrenages, ouverte au grand public, devait offrir un avant-goût du festival 2018. Malgré la présence de quatre de ses formidables acteurs et de la scénariste, l’accueil froidement poli d’un public qu’on souhaiterait  plus nombreux, montre surtout le chemin qui reste à parcourir.