Chers adhérents,

TV France International a de nouveau été la cible de la morgue du Directeur général de la SACD qui a vilipendé il y a quelques jours « la nullité de Tvfi qui exclut les créateurs de sa gouvernance » (sic) par un tweet rageur et quasi diffamatoire, dans un fil de discussion sur la présidence d’Unifrance.

TV France a choisi de ne pas répondre à cette nouvelle provocation, précédée notamment d’interpellations publiques au cours de tables rondes aux deux dernières éditions du Festival de La Rochelle, afin d’éviter une vaine polémique.

Voilà deux ans en effet, le Directeur général a demandé à TV France de disposer d’un siège au Conseil d’administration.

Dans une volonté de fédérer toutes les composantes du métier autour de l’international, TV France a pris la demande très au sérieux et son Conseil d’administration en a débattu.

Il est cependant apparu que le Conseil d’administration n’était pas l’enceinte la plus appropriée pour ce faire. Par rapport à Unifrance, à qui la SACD nous compare régulièrement, notre association n’est composée que de sociétés, pas d’individualités. Notre Conseil, seule instance prévue aux statuts avec le Bureau exécutif dont il est issu, est composé exclusivement d’exportateurs et des structures qui financent nos activités. Il se réunit fréquemment (10 fois par an) et intervient de manière très concrète dans les grandes décisions de la vie de l’association. Pour mémoire, Unifrance est doté d’un comité directeur de 50 personnalités, qui se réunit au moins deux fois par an et élit le Président de l’association, entre autres, ainsi que d’un comité exécutif de 11 membres qui se réunit au moins quatre fois par an.

Le Conseil a souhaité préserver son côté très opérationnel et concret dans ses rapports avec l’équipe permanente. Force est de constater, et on ne saurait leur reprocher, que les auteurs sont moins concernés par les marchés qui nous occupent. A-t-on jamais vu la SACD, qui occupe une place importante au Festival de Cannes, au mip ou au mipcom ? Nous avons donc réfléchi à des manières de créer des ponts avec les autres métiers de l’audiovisuel, pour nous faire répondre par la SACD qu’il était hors de question qu’elle se contente de siéger dans un comité Théodule (sic).

Nous ne pouvons que le regretter car nous n’avons aucune volonté d’exclure les créateurs, ni qui que ce soit, de notre démarche à l’international. Nous avons d’ailleurs mis en place des actions avec la SCAM dans le domaine du documentaire dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Malheureusement, la demande de la SACD semble plus motivée par le statut que lui conférerait un siège d’administrateur que par une volonté de s’impliquer dans la démarche d’exportation. On peut ainsi s’étonner de son désir de limiter le montant des commissions des distributeurs à l’international, sans que l’on comprenne très bien quelle est sa légitimité pour s’immiscer dans des relations contractuelles entre producteurs et distributeurs.

TV France se félicite d’entretenir d’excellentes relations avec l’ensemble des organismes professionnels du secteur, et déplore cet état d’esprit récurrent qui n’est pas à la hauteur des enjeux auxquels la production française doit faire face à l’international.