Les études économiques, statistiques ou sectorielles permettent d’appréhender un secteur d’activité économique, sa structuration, ses conditions d’exercice, sa concurrence. Pour une entreprise c’est une aide à la prise de décision. Elles fournissent les informations nécessaires pour déterminer sa stratégie, mesurer ses performances ou simplement se situer dans le métier.

En matière de distribution de programmes audiovisuels nous naviguions encore à vue à l’heure même où le métier se voyait reconnaître par la loi, il y a tout juste un an, son existence officielle.

Il faut donc saluer le travail que Nathalie Sonnac, Conseillère au CSA, a effectué en réalisant pour l’édition enrichie de « l’étude sur le tissu économique du secteur de la production audiovisuelle » une enquête sur « l’évolution du secteur de la distribution audiovisuelle » afin de mieux cerner les enjeux auxquels les acteurs de la distribution sont actuellement confrontés et les défis qu’ils devront relever à l’avenir.

Pour cette enquête, des acteurs du métier, dont TV France International, ont été reçus et interviewés par la Conseillère et son équipe (étude disponible ici)

Dans le même esprit, il a paru pertinent à l’équipe de TV France International de répondre favorablement à la proposition que NPA Conseil, l’un de nos membres associés, nous a faite de participer à l’étude sur les nouveaux défis de la distribution audiovisuelle qu’il se propose de réaliser pour nous-mêmes, mais aussi le CNC, la DGMIC, le SEDPA et le CSA.

Il s’agit d’examiner plus précisément comment le métier de distributeur est impacté par les transformations, nationales, internationales, européennes actuelles d’un point de vue juridique ; comment la montée en puissance d’acteurs mondiaux, notamment numériques modifie le fonctionnement des marchés ; comment, d’un  point de vue technologique, la connectivité croissante offre des possibilités de plus en plus grandes d’exposition, de commercialisation et de livraison des contenus.

L’étude s’attachera à préciser les termes des différentes zones de turbulence, à en éclairer les enjeux, à dresser une cartographie des positions plus ou moins favorables défendues par les parties prenantes (pouvoirs publics français et européens, producteurs, éditeurs…) et à esquisser quelques scénarios d’évolution à l’horizon des 3 à 5 prochaines années. Elle sera nourrie d’entretiens et d’études de cas (France et étranger) qui dégageront des recommandations.

Enfin, pour clore ce chapitre économique et statistique, l’équipe permanente de TV France vient d’achever le recueil des données chiffrées détaillées que ses adhérents lui fournissent sur les ventes de leurs programmes pour l’année 2016. Merci à eux d’avoir accompli ce travail que l’on sait fastidieux.

Les premiers résultats bruts que nous agrégeons avec l’aide du CNC, que Benoit Danard et son équipe soient ici remerciés, sont encourageants et montrent que les bonnes performances des programmes et contenus français se poursuivent sur les marchés internationaux.

En grandissant de la sorte, notre secteur d’activité de vente de contenus se professionnalise.

Se professionnalisant, il requiert l’obligation pour progresser encore, de mieux piloter son développement.

Nul doute que les études économiques y contribueront largement.

Toute l’équipe de TV France vous souhaite un agréable été et vous donne rendez-vous le 31 août pour le prochain numéro !