A l’initiative de citoyens suisses, une votation va se dérouler le 4 mars prochain pour tenter d’interdire le financement par une redevance du service audiovisuel public suisse.

Si le « oui » à la suppression des redevances radio et télévision l’emportait, les résultats seraient sans précédent pour l’audiovisuel public et l’ensemble du paysage télévisuel et radiophonique, comme pour la cohésion nationale suisse. Fatalement, elle aurait aussi un écho dans le reste de l’Europe.

En effet, la SSR cesserait purement et simplement d’exister. Dans ce pays plurilingue, la SSR est subdivisée en trois entités régionales et linguistiques qui lui offrent une couverture nationale. C’est d’ailleurs l’unique télévision nationale de la Confédération. Les télévisions et radios privées qui profitent marginalement de cette redevance verraient également leurs recettes diminuer.

Dans un paysage médiatique fortement modifié par la révolution numérique ceci ne serait pas sans conséquence. Ces bouleversements s’accompagneraient d’une réduction de la quantité, de la qualité et de l’exhaustivité des programmes. La Suisse prendrait ainsi le risque de se voir submergée par les télévisions et des plateformes de visionnage étrangères.

Le gouvernent suisse a présenté un nouveau projet de redevance qui inclut la réduction drastique de son montant – actuellement de 451 francs suisses (389 euros), elle passerait à 365 francs suisses (314 euros) dès 2019 – et d’une refonte complète de son assiette.

Pour en savoir plus, ci-après les interventions de Gilles Marchand, Directeur général de la SSR

https://www.gillesmarchand.ch/vendredi-soir-a-rome/

https://www.gillesmarchand.ch/zoom-service-public/