L’animation française, c’est un trio gagnant ces temps-ci. Avec d’abord le MIFA qui  à Annecy, ensuite ce sont de très bons chiffres de production récemment annoncés par le CNC et enfin c’est la place impressionnante de l’international dans le financement des créations animées françaises.

En effet, c’est à Annecy que l’un des deux plus gros marchés mondiaux de l’animation et des programmes jeunesse, le MIFA ouvre ses portes le 11 juin dans le cadre de la 42ème édition du Festival International d’animation.

Ce grand rendez-vous, c’est un festival, une compétition, un campus, des rencontres et des conférences pour plusieurs milliers de participants.

Les chiffres sont éloquents.

Côté festival : sur 3 096 films proposés (dont 97 longs métrages), 220 films se retrouvent en sélection officielle représentant 450 heures de visionnages et 93 pays.

Côté compétition : 10 longs métrages, 130 courts métrages, 23 films de télévision et 31 films de commande.

Le MIFA 2017, pour rappel c’est : 3 000 accrédités, 430 acheteurs, 1 400 sociétés présentes et 660 exposants et 74 pays représentés. La plus belle édition depuis l’origine. Selon les organisateurs, cette édition à venir pourrait remporter un succès plus important encore et enregistrer une affluence record ! Davantage d’infos sur le dossier de presse.

 

Le MIFA est un succès, non seulement du fait de l’efficacité de ses organisateurs, mais aussi parce qu’il peut s’appuyer sur la convergence de succès et de performances françaises :

des talents créatifs réputés à travers le monde

des studios d’envergure mondiale, qui ont pu s’appuyer sur la dynamique de la production locale pour se développer, investir et se faire reconnaître à l’international

une production audiovisuelle de séries mainstream aux films unitaires d’auteurs de talent, qui ont su très tôt se tourner vers l’international pour aller compléter les financements français.

des distributeurs français de taille internationale qui ont capitalisé sur la qualité de la production française pour développer les outils de promotion et les compétences pour affronter un marché international hyper-concurrentiel

des pouvoirs publics, le CNC au premier chef, qui ont soutenu cette industrie créative et l’ont aidée à devenir l’une des premières au monde.

 

Quand on évoque l’animation française, l’autre raison de se réjouir, c’est la place qu’occupe l’international dans le processus.

En amont du phénomène de production, les financements étrangers (préventes + coproductions) dans la production française de programmes d’animation augmentent de 4,6 % à 60,7 M€ en 2017 (malgré le recul de 24,6 % des apports en coproduction). C’est l’augmentation de 29,6 % des préventes à l’étranger qui explique cette croissance.

Au total, comme le rappelle le CNC dans son étude Le marché de l’animation en 2017, les apports étrangers couvrent 22,6 % des devis des programmes d’animation produits en 2017 ; 284 heures d’animation bénéficient d’un financement étranger soit plus de 80% du volume total produit. Sur dix ans, de 2008 à 2017, le montant des financements étrangers dans la production de programmes français est en hausse de 41,4 %.

En aval de la production, pour ce qui est des ventes de programmes français d’animation à l’étranger, elles continuent de progresser en 2016 (+48,1 % à 75,0 M€), plus haut niveau historique jamais atteint. La part du genre animation atteint 39,6 % des ventes totales. Il est le premier genre audiovisuel à l’exportation.

Forte de ces résultats, l’animation française est première en Europe, et la deuxième  dans le monde derrière celle des USA, aux côtés de celle du Japon.