La 29e édition du Sunny Side s’est déroulée cette semaine à la Rochelle.

Selon son commissaire général, organisateur et animateur Yves Jeanneau, il s’agit pour cette édition d’une consolidation : consolidation à l’international, consolidation des participants sur des stands de plus en plus importants et des délégations de plus en plus nombreuses.

Présence renforcée du numérique aussi avec plus de 30 plateformes annoncées.

Le thème de la manifestation  2018 est  « la culture en mouvement » avec un focus particulier sur les programmes culturels.

Sur le stand de TV France international situé majestueusement au cœur du grand hall, 20 sociétés se sont installées. Mais certains adhérents de TV France international ont choisi d’avoir leur propre espace. On les retrouve donc aux alentours. Lorsqu’on passe rencontrer les adhérents, le premier sujet récurrent abordé est celui de savoir s’il y a plus, moins ou autant de monde que les années précédentes. Et en effet, le premier jour, le marché démarrait lentement. À partir de mardi l’affluence dans les couloirs et sur les espaces de rencontres tendait à confirmer que beaucoup d’acteurs, acheteurs, producteurs, financeurs avaient bien fait le déplacement à La Rochelle.

Malgré les difficultés d’approvisionnement en nouveaux documentaires français que beaucoup relèvent et des thématiques trop souvent franco-françaises abordées (donc difficilement exportables), on vient rencontrer de nouveaux producteurs susceptibles d’accroître leur catalogue. Progresser dans les négociations pour l’achat de nouveaux titres, informer son producteur des avancées des négociations ici ou là.

On vient aussi coproduire, vendre aux plateformes ou aux acheteurs étrangers ou commissioning editors présents. Et même, rechercher les programmes étrangers dont on pourrait assurer la distribution en France et dans le monde.

On le voit, l’éventail des interventions est large. Il s’agit d’un marché convivial où le temps ne manque pas et où l’on peut aller au fond des choses, rapportent les exportateurs interviewés. Un marché bien organisé, convivial, qualitatif, très qualitatif pour Emmanuelle Bouilhaguet de Lagardère Studios Distribution ou Sandrine Frantz de Lukarn. Pour un autre exportateur, c’est un marché très dense. Toute l’équipe (4 personnes) a fait le déplacement. « C’est le seul marché où l’on vient si nombreux, déclare Emmanuelle Jouanole (Terranoa) et le seul également où l’on prend notre propre stand ». Pour Laurène Voilliot d’Only Distrib, « c’est the Place to Be pour les coproductions. C’est un formidable observatoire pour suivre et analyser les grandes tendances éditoriales du moment. » Pour Manuel Catteau et Chloé Persyn de ZED « on rencontre à la Rochelle pendant le Sunny Side des gens qu’on ne voit pas sur les autres marchés. C’est un lieu où l’on affiche la visibilité de ses programmes, sa ligne éditoriale et où l’on rencontre des financeurs même si on aimerait qu’ils soient plus nombreux encore. » Roch Bozino de Java Films confirme : « un marché cardinal, essentiel pour la production et la coproduction ». Benjamin Ternynck, Kwanza, souligne « la présence d’acteurs, coproducteurs ou acheteurs de programmes, qu’on ne voit que sur 1 ou 2 marchés dans l’année dont le Sunny Side. ». Virginia Henry d’Illégitime Défense remarque l’importance des acheteurs francophones présents pendant ces journées. Elle se réjouit des accords de ventes avec les chaînes thématiques venues acheter en package les droits de certains de ses programmes devenus disponibles. Christophe Bochnacki (Balanga)  se réjouit de ses discussions en cours avec CuriosityStream. Il vient à la Rochelle pour quelques copros importantes.

Pendant le marché, l’un des maîtres du documentaire, Jacques Perrin est venu travailler sur le stand de TV France International, s’entretenir au sujet de différents projets.

Mais la Rochelle, le Sunny Side ce sont aussi des séances de pitches, des conférences de presse où les acteurs du métier, les institutionnels viennent faire un point d’étape. C’était l’occasion notamment pour Christine Camdessus (Alegria) toute nouvellement nommé déléguée général du Fipa doc d’expliquer comment relancer, redynamiser cet important marché, notamment en coordination avec Yves Jeanneau et les équipes du Sunny Side.

de gauche à droite : Hervé Michel et Jacques Perrin