TV FRANCE INTERNATIONAL A ORGANISE SON RENDEZ-VOUS EN ASIE

 

Du 8 au 13 juillet, s’est tenu le Rendez-vous de Pékin/Tokyo, organisé par TV France international. 25 sociétés membres y ont participé.
Nos ambassades dans les deux capitales nous ont été d’un grand secours localement pour régler, des grandes lignes aux détails, chacune des deux opérations.

Commençons par Pékin, notre première étape.

Une foule d’acheteurs, de décideurs, de journalistes se pressait lundi 9 au matin pour assister à la séance inaugurale. Près de 200 personnes avaient répondu présentes. Une présentation des paysages audiovisuels français et chinois a permis à l’ensemble de l’auditoire de se familiariser avec les problématiques actuelles et quelques chiffres de chacun des deux pays. Puis se sont succédé deux tables rondes d’experts chinois et français à parité, la première sur l’animation, le deuxième sur le documentaire.

Un reportage en français, fait sur place par la chaîne internationale de la télévision publique chinoise CGTN, rend compte en images de cette matinée.

Puis à partir de l’après-midi, les rendez-vous individuels entre acheteurs ou professionnels de la télévision chinoise et les membres de TV France se sont enchaînés à un bon rythme.

Établir les relations de confiance nécessaires pour permettre de développer un courant d’affaires avec des partenaires de l’Empire du milieu, est chose plus longue et complexe que partout ailleurs dans le monde.

C’est pour cette raison, qu’avec le soutien de nos tutelles, le CNC qui nous y incitait fortement et le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, à la suite des 1ères rencontres audiovisuelle de Pékin auxquelles TV France participait il y a trois ans, j’ai pris deux décisions importantes :

  • Celle de revenir dès l’année suivante avec nos membres dans le même environnement : des rencontres franco-chinoises structurées et bien organisées, et revenir chaque année ensuite avec régularité car c’est cette constance, cette régularité qui permettent d’établir la relation de confiance indispensable. Cette année, c’était nos troisièmes rencontres annuelles.
  • Celle d’ouvrir un bureau de représentation de TV France à Pékin, avec une personne dédiée pour répondre à nos questions et interrogations, pour nous aider à mieux appréhender le paysage audiovisuel chinois, quelqu’un qui, grâce à sa maîtrise des deux langues chinoise et française, nous permet de dialoguer plus aisément avec les professionnels des chaînes, plates-formes, sociétés de distribution avec lesquelles nous sommes parfois maladroitement en contact tout au long de l’année.

C’est ainsi que Peng, aux côtés de Brigitte Veyne, notre attachée audiovisuelle, travaille au quotidien sur nos requêtes et fortifie peu à peu notre image et notre présence sur place en parlant de nos sociétés et de leurs programmes, en faisant remonter de l’information aussi, pour nous aider à y voir plus clair dans les réglementations et régulations complexes, à obtenir les bonnes adresses mails et à détecter les bons interlocuteurs.

Ce travail de longue haleine auquel participe activement votre association en structurant ces deux décisions, a probablement permis avec le temps de vous ouvrir plus de portes, de récupérer plus de contacts, c’est le rôle bien entendu de TV France mais il est ici plus fondamental que partout ailleurs dans le monde.

Alors, si manquaient à l’appel quelques plates-formes spécialisées dans le documentaire ou l’animation, si quelques interlocuteurs faisaient défaut, une bonne partie des acteurs de nos métiers à la recherche de contenus étrangers, particulièrement européens et français, avaient fait le chemin du Novotel Beijing Peace, pour nous rencontrer.

Nous avions prédit il y a trois ans que la constance à revenir année après année avec une présence renforcée ferait ses preuves. C’est exactement ce à quoi nous assistions avec satisfaction lundi matin en voyant la salle se remplir d’interlocuteurs qui se succédèrent toute la journée et le lendemain matin encore.

Si le chiffre d’affaires global que nous réalisons en Chine s’accroît légèrement année après année, d’après quelques exportateurs interrogés, l’importance des contrats signés depuis quelques mois et l’ouverture à la fiction devrait faire croître nos chiffres dans ce pays, d’autant que plusieurs nouveaux intérêts ont été signalés pour de la fiction ou des séries de fiction, une novation pour un pays qui jusqu’alors ne s’intéressait que peu à notre production dans ce genre. Nous en aurons le détail lors du prochain rendu de compte statistique en septembre.

Que Brigitte Veyne, Peng, Adeline Chauveau et toute l’équipe des services culturels de l’ambassade sans oublier son dynamique Conseiller de coopération et d’action culturelle Robert Lacombe, soient ici chaleureusement remerciés. Ce succès est aussi le leur.

À Tokyo, l’ambiance était moins protocolaire mais tout aussi studieuse. Le lendemain de notre arrivée, jeudi, les rendez-vous s’enchaînaient dès le début de la matinée dans un des grands salons du prestigieux hôtel Okura.

Car c’est dans ce magnifique hôtel chargé d’histoire (cf. article du monde qui en parle élogieusement), où Jacques Chirac, notamment, aimait à résider que nous avions élu domicile pour nos rencontres.

Tout comme il y a deux ans, lors de notre dernière venue, les acheteurs japonais, diffuseurs, plates-formes, distributeurs, éditeurs vidéo (le Japon est l’un des derniers pays à maintenir une activité de distribution vidéo soutenue) venaient nous rendre visite, s’en allaient puis revenaient pour honorer les divers rendez-vous qu’ils avaient pris avec nos membres. D’après Isabelle David qui recueillait scrupuleusement les cartes de visite de nos visiteurs et les interviewait pour votre BDI, ce sont 74 participants représentant 41 sociétés différentes qui se sont relayés pendant la journée et demie de nos rencontres.

Acteurs linéaires, non linéaires, publics (la NHK est l’un de nos partenaires historiques les plus fidèles ici), privés, éditeurs de livres, agences de publicité, le marché japonais continue d’être foisonnant même s’il demeure toujours complexe à aborder. De l’avis de certains de nos exportateurs, contrairement aux coutumes dilatoires de réflexion, d’attentisme et de retenue, certains acheteurs marquaient des intérêts affirmés et immédiats, notamment pour des séries de fiction. Le documentaire reste également un genre recherché. En revanche, notre animation continue d’être toujours le genre difficile à exporter sur ce territoire qui en produit beaucoup.

Merci à Nouredine Essadi, notre attaché audiovisuel qui nous a bien aidés à préparer ces journées japonaises.

On ne peut terminer cette « tournée » asiatique sans rappeler que des journées de projection de programmes sur l’environnement auront lieu cet automne à Pékin. L’ambassade de France qui, après le succès de précédentes journées dédiées à l’animation française, en fait un événement large s’étalant sur plusieurs mois et revêtant divers aspects, attend vos suggestions de programmes à présenter dans ce cadre.

Une note d’information vous a été adressée il y a quelques semaines, n’hésitez pas à faire une sélection dans votre catalogue !