Si la France n’exporte véritablement ses programmes audiovisuels que depuis le début des années 1990, les distributeurs français se sont bien rattrapés depuis. La mondialisation a fait émerger le fort potentiel de la France dans le secteur audiovisuel, car, comme le souligne Céline Calvez, députée des Hauts-de-Seine, lors de sa venue au Rendez-Vous de Biarritz en septembre dernier, « la production française a vocation à s’exporter ».

La distribution audiovisuelle, en constante évolution

La distribution a connu d’immenses évolutions en l’espace de 25 ans, et c’est peu dire. Il a fallu s’adapter aux normes techniques de l’exportation (adieu cassettes VHS et DVD, bonjour numérisation !). Il a fallu créer tout un marketing qui n’existait pas au départ : des brochures, des bandes-annonces, un corpus d’outils commerciaux. Il a fallu ensuite former les vendeurs et comprendre les marchés, les acheteurs, les grilles, les cases, les stratégies de programmation. Comprendre les comportements d’audience aussi. A cela s’ajoute la conquête de nouveaux territoires et de nouveaux acteurs, qu’il s’agisse d’opérateurs câblés et satellitaires, de chaînes thématiques, de plateformes…

Le Rendez-Vous 1999, Saint-Tropez.

Le résultat est là. L’exportation des programmes audiovisuels français a triplé en 25 ans. Et cela est le fruit d’une production variée et de haute qualité, et du travail acharné des exportateurs.

Parce que notre secteur ne cesse d’évoluer, ces derniers ont aujourd’hui de nouveaux défis à relever : une concurrence internationale plus vive que jamais, des droits et des fenêtres de plus en plus complexes, des tarifs souvent en baisse du fait de la concurrence de l’offre, des versions linguistiques à créer puis à gérer. Mais les records de ventes de ces dernières années (source : CNC – TV France International) confirment leur capacité à s’adapter et à s’imposer dans ce marché complexe avec succès.

Les distributeurs, au cœur de la production

Plus que jamais, les distributeurs sont aujourd’hui un maillon essentiel du succès de la production française.

Ils assurent tout d’abord des « recettes supplémentaires indispensables à la continuité de la production », ajoute Hervé Michel, Président de TV France International. Si les plans de financement incluent de plus en plus le préfinancement étranger pour donner vie à des créations ambitieuses, dans le secteur de l’animation en particulier, la hausse des minimum garantis donne également une place significative à la distribution dans le financement de la production.

Est-il nécessaire d’ajouter que les distributeurs sont indispensables au rayonnement de la production française dans le monde ? Leur détermination, leur fierté et leur talent expliquent en grande partie le destin que nos créations peuvent connaître à l’étranger. Chaque année, le Prix Export est là pour le rappeler. Mais au-delà des relations qu’ils nouent avec les acheteurs du monde entier, leur connaissance des marchés nationaux leur offre une valeur ajoutée incomparable. « Les distributeurs vont pouvoir nourrir la création. Ouvrir des perspectives sur l’international, cela peut aussi inspirer des créations différentes qui garderont toujours le sel français » ajoute Céline Calvez, députée des Hauts-de-Seine. Les distributeurs interviennent aujourd’hui de plus en plus en amont des projets pour conseiller les producteurs et augmenter leur chance de créer un programme à fort potentiel international.

Le Rendez-Vous 2019, Biarritz.

Si leur métier est amené à évoluer, tant pour s’adapter au marché que pour s’impliquer davantage dans la production, les distributeurs seront toujours animés par cette passion manifeste, qu’ils aient 5 ou 15 ans de métier. Celle de la production française, de l’échange, de la connaissance  des marchés internationaux, de la négociation, de la construction de relations sur le long terme.

Merci, amis distributeurs et vendeurs, de nous faire confiance pour vous accompagner au quotidien dans l’évolution de votre métier.

#25YearsOfExport