C’est l’image d’un marché fortement ralenti qui frappe tout de suite et l’organisation délibérément atomisée depuis plusieurs années à l’hôtel Fontainebleau y est pour beaucoup. Des majors américaines éparpillées dans les suites des étages, des exposants (essentiellement latinos) dans des cabanas autour de la piscine, des exposants étrangers au continent nord et sud-américain rassemblés dans le sombre hall : difficile de sentir battre le cœur du marché dans tout cela.

Notre espace TV France compte cette année, 7 stands et une douzaine de nos membres, c’est un peu moins chaque année.

Le marché annonce 4.000 participants, un chiffre en chute qui s’explique par 1- les difficultés en Amérique latine, 2- un continent qui produit davantage 3- qui de facto achète moins et délègue moins de représentants.

Alors les allées demeurent clairsemées tout au long des deux jours et demi du marché et les stands des exposants sont plus petits que les années précédentes. Seule présence imposante : celle de la Turquie dans un grand espace partagé au centre du hall et quelques beaux stands individuels pour les gros distributeurs (Calinos, Global Agency, Inter Medya).

Pas d’affluence sur les stands des grandes nations Japon, Corée du Sud ou Grande-Bretagne. Du côté des indépendants occupant un simple bureau (ce sont de petites sociétés américaines mais aussi la RAI ou la ZDF), qu’on trouvait dans un hall entier les années précédentes, ils sont désormais rassemblés dans notre espace cette année et leur nombre a été divisé.

Cependant nos participants français se montrent satisfaits, peu de rendez-vous pour chacun (env. 4/ jour) mais de bonne qualité, sentiment unanimement partagé.

Certains se confient : les marchés en mutation sont de plus en plus difficiles et les acheteurs changent de stratégie. Les Natpe et d’autres grands rendez-vous internationaux en subissent les conséquences, il faut qu’ils s’adaptent.

Déjà à TV France, nous réfléchissons à plusieurs pistes pour l’an prochain, dans l’attente du retour du questionnaire de satisfaction, dont celle d’un stand européen qui aurait un sens, même si l’on sait que l’idée est complexe à mettre en œuvre.  

Notre environnement change vite, il va falloir trouver les solutions avec vous  pour rester agile, évoluer pour continuer à affronter des marchés complexes.


Hervé Michel et la délégation française